« Le Japon reste une grande puissance de l’innovation. Voyez l’avance dans les réseaux sociaux sur mobile »
By Jean-Yves Huwart on 26 April 2010 in Friday Session, New (ways of using) Media | Comments Off
Philippe Le Fessant est consultant spécialiste de l’innovation et de la veille technologique dans les pays asiatiques pour Innovasia Research. Le Japon est son territoire de prédilection.
Dans les années 70 et 80, le Japon était LA superpuissance économique et technologique du moment. Les vingt plus grandes banques du globe était nipponnes. Le rouleau compresseur japonais s’imposait dans l’électronique et l’automobile…
Cette époque est révolue.
Certes, le Japon reste encore, à ce stade, la troisième puissance économique du monde. Mais le Pays du Soleil levant peine à se remettre de la crise financière qui l’a frappé au début des années 90. Depuis, la croissance stagne. La population vieillit. Et l’innovation « Made in Japan » ne fait plus mouche comme jadis.
Toyota symbole d’une forme de déroute nipponne…
Le constructeur automobile Toyota, idolâtré par des générations d’expert en machine pour son modèle de recherche de perfection et de flux tendu (dont le fameux Kaizen), est aujourd’hui emporté dans la tourmente. La confiance s’érode après la multiplication des rappels de modèles pour des pépins parfois inquiétants.
Notons que, par plusieurs facettes, le tassement économique nippon rappelle l’encrassement similaire du modèle économique de l’Union européenne.
« Le Japon n’est cependant pas mort en matière d’innovation, prévient Philippe Le Fessant. Il représente toujours 40% des dépôts de brevets tripartites (USA, Europe, Japon), contre 20% seulement aux Etats-Unis. Cela dit, c’est vrai que le modèle Toyota, pour prendre cet exemple, a fini par être tellement copié, que le groupe, à un moment, a perdu l’avance qu’il détenait en matière d’organisation ».
Les grandes entreprises ne parviennent plus à innover; Au Japon non plus, même si…
« Depuis quinze ans, en dehors de Apple, les grandes entreprises, comme les opérateurs télécoms, n’ont quasi rien inventé. Les avancées les plus significatives sont venues soit de startups, soit des utilisateurs eux-mêmes »
Ainsi, le SMS est devenu populaire grâce aux adolescents. Ce n’est pas du chef des opérateurs eux-mêmes. Les réseaux sociaux sont nés, eux, de l’initiative d’acteurs indépendants.
« Microsoft recrute les meilleurs doctorants du monde. Or, on ne peut pas dire qu’ils aient révolutionné l’informatique au cours des dernières décennies ».
Le Japon ne fait pas exception à ce problème d’innovation dans les grandes structures. L’Archipel reste néanmoins un laboratoire à ciel ouvert, poursuit le consultant. L’approche en matière d’innovation apparaît plus pragmatique.
« En Europe, on est très prudent, toujours. On procède à beaucoup d’études avant de lancer un nouveau service, observe Philippe Le Fessant. Et quand la décision tombe, le lancement se fait souvent en grandes pompes… »
En Asie, par contre (comme en Californie) la tendance consiste davantage à tester des tas de choses sur le marché, de voir et de retenir ce qui fonctionne.
Pionniers du réseau social sur mobile
« C’est ainsi que les Japonais ont inventé le réseau social sur mobile des années avant les autres pays, note le CEO d’Innovasia. Le téléchargement d’applications par les particuliers, qui fait aujourd’hui le succès gigantesque de l’iPhone et de son service App Store, est un concept en place depuis 2003, déjà, au Japon. Le problème du Japon, c’est qu’il ne parvient pas à adapter et exporter ses nouveaux modèles de services ou de consommation. Rappelons-nous de l’échec de l’i-Mode (internet mobile version nipponne, qui existe depuis près de 10 ans là-bas) en Europe ».
Les japonais n’en ont pas moins des années d’avance en matière de réseau social sur le mobile, avec des services tels que Mixi, Greed ou Mobage Town.
Ce dernier peut se targuer d’enregistrer sur sa plate-forme quasi tous les lycéens du Japon…
Entretien réalisé par Jean-Yves Huwart du think tank Entreprise Globale dans le cadre d’un Cleverwood Friday Session.
Olivier Beaujean certifié RENTIC par la Région Wallonne
By Cleverwood on 25 April 2010 in Cleverwood | Comments Off

Profitez d’une prime Rentic pour vous faire accompagner dans vos projets e-marketing ou e-business ! La Région Wallonne prend en charge 80% des honoraires de votre consultant e-business ou e-marketing certifié Rentic, à concurrence de 5.000€ par mois pendant un an maximum.
“Le Rentic est la personne à laquelle vous pouvez faire appel pour mettre en place un projet e-business dans votre PME. Il s’agit d’un expert agréé par la Région Wallonne à la suite d’un examen devant une commission. Le label Rentic vous offre la certitude de trouver le consultant indépendant des fournisseurs dont la grande expérience vous aidera à mener à bien votre projet e-Business.” (source)
Depuis mars 2010, Olivier Beaujean, managing partner de Cleverwood, a reçu la certification en tant que consultant e-business (Rentic).
Il vous propose ses services en matière de stratégie et mise en œuvre de vos projets de marketing et communication web, mobile, idtv ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Linkedin, flickR, Twitter, Slideshare…).

A titre d’exemple, un projet d’élaboration d’une stratégie de mobile-marketing et de présence sur les réseaux sociaux et sa mise en place de 36.000 € étalé sur une durée de 6 mois ne coûterait que 6.000 € grâce à l’intervention de la prime, soit une économie nette pour l’entreprise de 30.000 €.
Les informations détaillées concernant les processus pour engager un consultant RENTIC se trouvent sur le site de l‘AWT, n’hésitez pas à contacter Olivier Beaujean si vous souhaitez avoir plus d’informations.
Traditional media planning: What are the reasons for conservatism?
By Philippe Deltenre on 9 April 2010 in Friday Session | Comments Off
Online advertising still struggles against the traditional medias. TV, Radio, outdoor and print still trust a huge part of the media investments. The presentation and the discussion animated by Philippe Deltenre was an opportunity to (re)discover the value chain of media planning and the ways media buyers are measuring impact. We also had a quick look at how the audiences are measured for each medium
The main difference between digital and traditional media planning is that the traditional media planning focuses on pressure (frequency x coverage) while digital advertising intents to maximize efficiency (pressure, but also response). Basically, the high measurability of online advertising is a blessing and a curse at the same time.
In the second part of the session, we had a debate about the perceived weaknesses of online media and the reasons why some advertisers are still scared to invest (more) in digital communication.
If you missed the session, you will find below the entire presentation. You can also see it on SlideShare. For the pics, it’s on Flick’r.
iDTV : opportunities, consumer behavior and business models
By Manuel Pueyo on 4 March 2010 in Friday Session | 1 Comment
In the current context of traditional mass marketing reduction and intense media fragmentation, the debate at Cleverwood Friday Session on Friday 26 of February turned out to be a interesting exercise to discuss challenges that Television industry is facing and the rise of Interactive Deigital Television in Belgium.
The session was animated by Saky Kourtidis, Trainee Business Consultant at Cleverwood and student in Business Engineering at ICHEC.
During the presentation we all had an interesting discussion about the impact that interactivity could have in future marketing practices.
New models will appear in this new era for Television. During many years, consumers were forced to waste their time watching linear advertisements that were imposed to them. With the new IDTV it remains to be seen if they will accept to play the game of interactivity with advertisers. Industry actors, their role in this new television landscape was also a source of passionate debate.
Saky Kourtidis explained his thesis work and exposed his vision on how advertisement budget will evolve in this new scenario. Despite the sometimes, and typical, disruptive atmosphere, he managed to answer rather complex questions asked by experienced consultants. “It was an amazing experience but also an exercise sensibly different from a presentation in front of my ICHEC class because I was in front of expert consultant that have been researching innovative solutions, pursuing knowledge in their core competences and looking for interactivity Saki said after the presentation.
video by Manuel Pueyo : www.oole.eu
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